Le Rhin à vélo : itinéraire de 2 semaines de Bâle à Rotterdam

Le Rhin à vélo : itinéraire de 2 semaines de Bâle à Rotterdam

Article mis à jour le 07.10.26

À la fin de l’été 2026, nous sommes partis pour notre premier voyage en bikepacking le long du Rhin, de Bâle jusqu’à la mer du Nord, avant de continuer jusqu’à Amsterdam.

Au total : 1’032 km à vélo, 16 nuits en camping et une seule crevaison. Notre itinéraire s’inspire de l’EuroVelo 15, la véloroute du Rhin, mais nous l’avons adapté au fil du voyage selon les campings, les distances et les endroits que nous voulions découvrir.

Dans cet article, on vous partage notre itinéraire de Bâle à Amsterdam à vélo et tous nos conseils pour préparer ce bikepacking : vélo, étapes, campings, équipement, budget et retour en train avec les vélos.

Notre voyage le long du Rhin en quelques chiffres

🚲 1’032 km à vélo
📍 De Bâle à Amsterdam
🌊 933 km jusqu’à Hoek van Holland et la mer du Nord
⛺️ 16 nuits en camping
🥾 Entre 47 et 81 km par jour
⛰️ Maximum environ 360 m de dénivelé positif par jour
🚴 Environ 15 km/h de moyenne sur l’ensemble des journées
🛣️ Environ 60 % bitume / 40 % gravel sur notre itinéraire
🌡️ Entre 15 et 30°C
🛞 1 seule crevaison en 1’032 km
🏨 0 nuit à l’hôtel

Notre itinéraire à vélo de Bâle à Rotterdam & Amsterdam

Avant de partir, nous avions préparé les grandes lignes de notre itinéraire, mais nous l’avons ensuite adapté presque chaque jour selon les campings, les endroits que nous voulions découvrir et notre objectif de 60 à 80 km par jour.

Pour créer nos parcours, nous utilisions principalement Komoot, puis exportions les fichiers GPX sur notre Garmin Edge. La version payante de Komoot (5€ par semaine) nous permettait de télécharger les cartes hors ligne et les GPX.

Nous avons aussi beaucoup utilisé Organic Maps, une application gratuite très pratique pour repérer les pistes cyclables, les petits chemins, les points d’intérêt ou trouver rapidement une alternative à notre itinéraire.

De Bâle à Strasbourg : beaucoup plus gravel qu’on ne l’imaginait

Les premiers jours ont probablement été ceux qui nous ont le plus surpris au niveau du terrain.

Quand on imagine un voyage à vélo le long du Rhin, on pourrait penser qu’on va rouler pendant des centaines de kilomètres sur une grande piste cyclable goudronnée au bord du fleuve.

Ce n’est pas vraiment ce que nous avons vécu.

Dès la sortie de Bâle et pendant les premières étapes en direction de l’Alsace et de Strasbourg, notre itinéraire alternait entre petites routes, pistes cyclables, chemins forestiers et longues portions en gravel. Par endroits, on roulait même davantage au milieu de la forêt qu’au bord du Rhin.

C’est aussi dans cette première partie que nous avons rencontré le plus de petits cailloux et de chemins non goudronnés. Rien de particulièrement technique avec un gravel, mais ce sont clairement des portions qui seraient moins agréables avec un vélo de route et des pneus très fins.

Les températures étaient également plus élevées dans cette partie du voyage. Fin août, nous avons eu plusieurs journées assez chaudes avant que les températures deviennent progressivement plus fraîches en remontant vers le nord.

De Strasbourg vers Mannheim : entre nature et grandes villes

En continuant vers le nord, le parcours reste très plat et alterne entre zones naturelles, forêts, villages et passages plus urbains.

C’est quelque chose qui nous a beaucoup plu pendant ce voyage : les paysages changent régulièrement alors qu’on suit toujours le même fleuve.

Certaines journées sont évidemment plus intéressantes que d’autres. La traversée du secteur de Mannheim, par exemple, fait partie des portions qui nous ont le moins marqués. Les passages dans les grandes villes cassent parfois un peu le rythme et demandent surtout beaucoup plus d’attention pour suivre le GPS, traverser les carrefours et trouver les bonnes pistes cyclables.

C’est dans ce genre d’endroits qu’on s’est rendu compte qu’il serait assez compliqué de faire tout le voyage uniquement avec le balisage. Dans la campagne, on peut facilement suivre les pistes cyclables, mais dans les grandes agglomérations, avoir un GPS ou une carte hors ligne est vraiment pratique.

La vallée du Rhin vers Rüdesheim et Coblence

En remontant vers Rüdesheim am Rhein puis Coblence, le voyage prend une autre dimension.

Le Rhin devient de plus en plus présent dans le paysage et cette partie fait clairement partie de celles que nous avons préférées. On roule entre le fleuve, les villages et les reliefs qui commencent à entourer la vallée.
Rüdesheim faisait justement partie des endroits que nous voulions intégrer à notre itinéraire avant même de partir.

Il faut quand meme faire attention aux traversées du Rhin. Selon l’endroit, il est parfois possible de prendre un petit bateau pour rejoindre l’autre rive, mais ces traversées sont payantes. Si vous préférez éviter le bateau, il faut vérifier où se trouve le prochain pont, car cela peut parfois ajouter un joli détour.

Nous regardions donc presque chaque soir notre itinéraire du lendemain pour choisir quelle rive suivre et où traverser le Rhin.

De Coblence à Cologne

La suite du parcours permet de continuer tranquillement vers Cologne avec toujours très peu de dénivelé.

C’est l’un des gros avantages de cet itinéraire : même en parcourant 60 à 80 km par jour, les journées restent relativement accessibles physiquement. Nous avons rarement dépassé 200 mètres de dénivelé positif sur une journée, et la plupart du temps on ne les ressentait même pas vraiment.

Cologne constitue aussi une chouette étape si vous avez envie de retrouver un peu l’ambiance d’une grande ville après plusieurs jours à vélo.
La portion suivante, entre Cologne et Düsseldorf, fait en revanche partie de celles que nous avons le moins appréciées. L’environnement devient par moments plus urbain et industriel et le parcours nous a moins marqués que les étapes précédentes.

Ça reste néanmoins très facile à parcourir à vélo. Elle fait aussi partie du voyage et permet de voir les différentes facettes du Rhin.

De Düsseldorf aux Pays-Bas

Plus on continue vers le nord, plus l’ambiance change.

Et c’est en arrivant aux Pays-Bas que nous avons ressenti le plus gros dépaysement de tout le voyage.

Les paysages deviennent extrêmement verts, avec de grandes étendues, de magnifiques fermes, des chevaux, des moutons, des vaches et tous ces petits canaux qui passent entre les maisons. Après plusieurs jours en Allemagne, le changement est assez impressionnant.

C’est clairement une partie que nous avons adorée.

On associe évidemment les Pays-Bas au vélo et les infrastructures sont excellentes, surtout dans les villes. Mais il y a quand même quelque chose qui nous a surpris : dans les campagnes, certaines routes sont partagées avec les voitures. Les automobilistes sont tellement habitués aux cyclistes qu’ils roulent et dépassent trop vite…

Et dans les villes… c’est encore une autre histoire… Les Néerlandais roulent vite, souvent sans casque, dépassent de tous les côtés et les scooters utilisent également les pistes cyclables. Tout fonctionne parce que tout le monde semble connaître les règles, mais quand on arrive avec des vélos chargés et qu’on découvre ce fonctionnement pour la première fois, ça peut être assez déroutant !

Rotterdam et Hoek van Holland : l'arrivée à la mer du Nord

Notre véritable objectif n’était pas simplement d’atteindre Rotterdam, mais de suivre le Rhin jusqu’à son embouchure et rejoindre la mer du Nord.

Après environ 933 km depuis Bâle, nous sommes donc arrivés à Hoek van Holland.

Et évidemment, après avoir suivi le Rhin pendant près de deux semaines, impossible de simplement regarder la mer depuis la plage : on est allé se baigner !

Si vous faites cet itinéraire, nous vous conseillons vraiment de continuer au minimum jusqu’à Hoek van Holland plutôt que de terminer directement à Rotterdam. Symboliquement, arriver jusqu’à la mer donne vraiment l’impression d’avoir terminé le voyage.

Si vous avez un peu de temps autour de Rotterdam, il est également possible de faire un détour pour découvrir les célèbres moulins néerlandais. Nous n’avons pas pris le temps de le faire et c’est un petit regret.

De Hoek van Holland à Amsterdam

Une fois arrivés à la mer du Nord, nous aurions pu nous arrêter là.

Mais il nous restait encore un peu de temps avant notre train de nuit et nous étions dangereusement proches des 1’000 km… Alors forcément, continuer jusqu’à Amsterdam devenait assez tentant 👀

Et nous ne l’avons absolument pas regretté.

Depuis Hoek van Holland, nous avons continué vers le nord en longeant la côte, avec un passage par Katwijk avant de rejoindre Amsterdam. Cette dernière partie est complètement différente du reste du voyage et fait partie de nos étapes préférées.

Rouler le long de la mer après avoir suivi le Rhin pendant près de 1’000 km était une très belle manière de terminer l’aventure.

Nous sommes finalement arrivés à Amsterdam le 12 septembre avec 1’032 km au compteur.

Faut-il suivre exactement l’EuroVelo 15 ?

Pas forcément.

L’EuroVelo 15 est évidemment une excellente base pour préparer un voyage à vélo le long du Rhin, mais de notre côté, nous avons préféré construire notre propre parcours.
Nous nous sommes inspirés de différents tracés sur Komoot avant le départ, puis nous avons adapté notre itinéraire au fur et à mesure en fonction des campings, de la distance que nous voulions parcourir, des pistes cyclables et des endroits que nous souhaitions découvrir.
Certains jours, nous modifiions même le tracé le soir pour le lendemain.

Ça nous a permis d’éviter quelques détours inutiles et surtout de garder beaucoup de liberté pendant le voyage.

Notre conseil serait donc de considérer les grands itinéraires cyclables comme une base plutôt que comme une obligation. Le plus important est de vérifier que le GPS vous fait bien passer sur des routes adaptées aux vélos et de regarder à l’avance les possibilités de traverser le Rhin.

Quel vélo choisir pour longer le Rhin ?

Si vous souhaitez suivre un itinéraire similaire au nôtre, nous vous conseillons clairement un gravel.

Sur l’ensemble du voyage, nous estimons avoir roulé environ 60 % sur bitume et 40 % sur gravel et chemins non goudronnés.

Cette répartition varie énormément selon les journées. Les premiers jours étaient clairement les plus orientés gravel, avec beaucoup de chemins en forêt, de petits cailloux et de pistes non goudronnées.

Nous roulions tous les deux avec des Price Allroad 2026, équipés de pneus Maxxis Reaver en 700x40C. Pour nous, c’était vraiment le bon compromis : suffisamment roulant sur les pistes cyclables et le bitume, mais assez confortable et stable dès que le terrain devenait plus irrégulier.

Il est possible de faire le voyage avec un vélo de route, mais il faudra être plus attentif au moment de créer vos tracés et de privilégier les alternatives goudronnées. Cela peut parfois ajouter quelques kilomètres.

Un vélo de trekking ou de voyage conviendra également très bien.

Combien de kilomètres peut-on faire par jour ?

Avant de partir, notre principale interrogation était de savoir comment notre corps allait réagir à plus de deux semaines de vélo. Finalement, on s’est adapté beaucoup plus rapidement que prévu.

Le gros avantage de cet itinéraire est qu’il est presque entièrement plat, avec généralement moins de 300 m de dénivelé positif par jour. Nous roulions entre 45 et 80 km par jour, avec une moyenne d’environ 70 km.

On partait généralement vers 8h30–9h30 pour arriver au camping vers 16h30–17h30, en prenant notre temps pour manger, faire les courses, prendre des photos ou s’arrêter boire un café. Notre moyenne tournait autour de 15 km/h.

Avec le recul, 60 à 80 km par jour nous semble être un très bon rythme pour profiter du voyage. Les plus sportifs peuvent envisager des étapes de 100 km ou plus.

Les courbatures et les douleurs : ce qu’on aurait aimé savoir

Les premiers jours, nous avons surtout ressenti des douleurs dans le haut du corps, aux mains et évidemment au niveau des fesses. Heureusement, une fois échauffés le matin, ça allait généralement beaucoup mieux.

On s’est surtout rendu compte à quel point un bon cuissard et une selle adaptée font la différence.

Pour les courbatures, étirements le soir, magnésium, beaucoup d’eau, suffisamment de nourriture et surtout de bonnes nuits de sommeil nous ont bien aidés à récupérer. Avec plusieurs heures de vélo chaque jour, il ne faut vraiment pas négliger la récupération.

Autre info très importante : pas de sous-vêtement sous le cuissard et de la crème anti-frottement tous les matins.

Et petit retour d’expérience côté femmes : pendant les règles, ce qui a le mieux fonctionné était un tampon et une serviette hygiénique directement dans le cuissard, sans sous-vêtement, pour éviter une couche supplémentaire et limiter les frottements.

Boire suffisamment pendant la journée

On a aussi été surpris de croiser très peu de fontaines d’eau potable sur l’itinéraire.

Chaque matin, nous partions chacun avec deux gourdes de 500 ml et une de 650 ml, soit 1,65 litre d’eau par personne. Ça nous suffisait généralement pour la journée et lorsqu’il faisait plus chaud, on profitait d’une pause dans un café pour les remplir.

On prenait aussi des électrolytes une à deux fois pendant la journée et le soir pour la récupération.

Nous avions emporté un filtre à eau par sécurité, mais nous ne l’avons finalement jamais utilisé.

Où dormir le long du Rhin à vélo ?

Nous avons choisi de dormir exclusivement en camping : 16 nuits sous tente et aucune nuit à l’hôtel. Une solution économique et qui correspond parfaitement à ce type de voyage.

Nous n’avons rien réservé à l’avance, mais nous regardions chaque soir où dormir le lendemain. Le choix du camping déterminait d’ailleurs souvent la distance de notre prochaine étape.

On cherchait principalement sur Google Maps, puis on vérifiait directement sur le site du camping qu’il acceptait bien les tentes, certains étant réservés aux vans et camping-cars.

Nous n’avons eu aucun problème à trouver des campings le long du Rhin. Attention toutefois en fin de saison : beaucoup ferment vers la fin septembre.

Combien coûte une nuit en camping ?

Pour 2 personnes + 2 vélos + 1 tente, nous avons généralement payé entre 15 et 35 € la nuit.

La France et les Pays-Bas étaient plutôt autour de 15 à 25 €, alors que l’Allemagne était souvent plus chère, avec des nuits autour de 30 €.

Les campings allemands sont davantage pensés pour les camping-cars que pour les voyageurs à vélo. On se retrouvait souvent dans un petit espace réservé aux tentes, sans forcément avoir de table ou d’abri à disposition.

Les douches étaient généralement comprises dans le prix ou coûtaient environ 1 € pour 5 minutes.

Et surtout : gardez toujours un peu de cash avec vous. Certains campings n’acceptaient que les espèces.

Recharger ses appareils en camping

C’est probablement l’un des points auxquels on ne pense pas assez avant de partir en bikepacking.

Entre nos téléphones, la Garmin, les batteries pour le matériel photo et les autres appareils, nous avions besoin de recharger pas mal de choses chaque soir.
Mais dans environ 80 % des campings, nous n’avions aucune prise électrique directement à proximité de la tente.

Nous avions pris un adaptateur électrique pour camping, ce qui s’est révélé très pratique lorsque des bornes étaient disponibles.

Sinon, les campings nous proposaient de laisser les appareils à la réception ou de les brancher dans les sanitaires communs. Ça fonctionne, mais ce n’est pas idéal lorsqu’il s’agit de laisser du matériel coûteux sans surveillance…

Une ou deux batterie externe est donc clairement quelque chose que nous conseillerions d’avoir avec soi et de faire charger la nuit à la reception.

Manger pendant un voyage à vélo

Nous faisions des courses tous les jours.

Les supermarchés sont très faciles à trouver tout au long du parcours, donc nous n’avions pas besoin de transporter plusieurs jours de nourriture. Attention par contre si vous traversez l’Allemagne un dimanche : les magasins et supermarchés sont fermés. Pensez donc à faire vos courses la veille pour avoir suffisamment à manger pour la journée.

Le midi, c’était presque toujours pique-nique.

Le soir, nous cuisinions régulièrement au camping avec notre petit réchaud : très souvent des pâtes avec une sauce et une salade. Rien de très gastronomique, mais après une journée sur le vélo, ça faisait parfaitement l’affaire 😂

Pour le petit-déjeuner, c’était généralement une barre protéinée, un petit porridge ou un croissant acheté au supermarché.

Et quand on trouvait un café sympa sur le chemin, on en profitait évidemment pour faire une pause.

L’avantage de cet itinéraire est qu’on ne se retrouve jamais vraiment isolé pendant très longtemps. Même si certaines portions sont très naturelles, on traverse régulièrement des villages et des villes où il est facile de se ravitailler.

Quelle est la meilleure période pour faire le Rhin à vélo ?

Nous sommes partis du 28 août au 13 septembre, une période que nous avons trouvée idéale pour longer le Rhin à vélo. Les températures ont varié entre 15 et 30°C, avec des journées progressivement plus fraîches en approchant des Pays-Bas.

Nous avons eu une seule vraie journée de pluie, quelques averses et peu de vent. Fin août et début septembre offrent encore de longues journées et des températures agréables, avec moins de monde qu’en plein été.

Seul petit inconvénient du camping à cette période : la rosée du matin. Il nous est arrivé de devoir ranger la tente encore mouillée avant de reprendre la route.

Quel équipement prendre pour un voyage en bikepacking ?

Après 1’032 km de bikepacking, nous avions finalement plutôt bien préparé notre équipement et il ne nous a rien manqué d’essentiel.

Nous avons très peu utilisé notre deuxième objectif photo, le filtre à eau et nos gants de vélo. À l’inverse, certains équipements nous semblent indispensables : de bons vêtements de vélo, des vêtements chauds pour le soir, de la crème anti-frottement et des boules Quies.

Oui, les boules Quies 😂 Entre les campings, les voisins et les bruits pendant la nuit, elles peuvent clairement sauver quelques heures de sommeil.

Notre budget pour le bikepacking le long du Rhin

Le camping et les courses quotidiennes nous ont permis de garder un budget relativement raisonnable pendant notre bikepacking. Pour avoir une meilleure idée du coût réel du voyage à vélo, nous avons retiré de ce calcul nos dépenses à Amsterdam.

Pour nous deux, nos principales dépenses ont été :

 

CatégorieBudget pour 2
Transports (train, bateau, etc)463 €
Campings398 €
Restaurants373 €
Courses250 €
Équipement123 €
Boissons (bière)99 €
Laveries21 €
Santé14 €
Divers9 €
Total1’750 €

 

Cela représente environ 875 € par personne pour l’ensemble du voyage.

Une partie importante du budget transport correspond au trajet aller et retour de Martigny à Bâle et de Amsterdam à Bâle et Bâle à Martigny avec nos deux vélos. Il est donc tout à fait possible de voyager pour relativement peu cher une fois sur le vélo, surtout en cuisinant davantage au camping et en limitant les restaurants.

Les 16 nuits de camping (avec Amsterdam) nous ont coûté 433 € au total, soit environ 27 € par nuit pour deux personnes.

Nous avions envisagé de rester plusieurs nuits à Amsterdam à la fin du voyage. Mais en regardant les prix, on a vite changé d’avis : on trouvait difficilement quelque chose sous les 250 CHF pour deux, et à ce prix-là il s’agissait de lits en dortoir.

Nous avons donc passé une seule nuit au camping à Amsterdam pour environ 35 €. Pour nous, le choix était vite fait !

Comment rejoindre Bâle et revenir d’Amsterdam avec les vélos ?

Rejoindre Bâle avec les vélos

Depuis Martigny, nous avons rejoint Bâle en train avec les CFF, avec des billets dégriffés et des réservations pour les vélos lorsque c’était nécessaire. Les conditions pouvant varier selon les trains, pensez à les vérifier au moment de réserver.

Voyager avec des vélos chargés est assez simple, mais mieux vaut éviter les correspondances trop courtes : sortir les vélos et les sacoches puis changer de quai peut vite prendre trop de temps et donc louper sa correspondance.

Revenir d’Amsterdam avec les vélos en Nightjet

Pour le retour, nous avions réservé le Nightjet Amsterdam–Bâle à l’avance, avec des couchettes et des emplacements pour les vélos. Le trajet nous a coûté environ 250 € pour deux personnes avec les vélos.

Les vélos sont placés dans un compartiment dédié et nous avons gardé nos sacoches avec nous dans la couchette. La couchette était la plus économique et on était 6 personnes au total.

Départ d’Amsterdam vers 21h et arrivée à Bâle vers 6h30, avant de reprendre le train jusqu’à Martigny.

C’est une solution très pratique pour terminer un bikepacking à Amsterdam sans devoir démonter les vélos ou prendre l’avion. Pensez à réserver les emplacements vélo suffisamment tôt, car ils sont limités.

Les billets et emplacements vélo se réservent directement sur le site de Nightjet.

Nos conseils avant de longer le Rhin à vélo

Après plus de 1’000 km de bikepacking, voici les principaux conseils que nous retiendrions :

  • Choisir un gravel pour garder plus de liberté sur l’itinéraire. Environ 40 % de notre parcours était non goudronné et nos pneus de 40 mm étaient parfaitement adaptés.
  • Prévoir 60 à 80 km par jour pour avoir le temps de faire des pauses et profiter du voyage.
  • Garder un itinéraire flexible et adapter les étapes au fur et à mesure, notamment selon les campings.
  • Télécharger les cartes hors ligne sur Komoot ou Organic Maps.
  • Vérifier les campings à l’avance : certains n’acceptent pas les tentes ou ferment dès la fin septembre.
  • Toujours avoir un peu de cash, certains campings n’acceptant pas la carte.
  • Anticiper la recharge des appareils, car les prises ne sont pas toujours disponibles près des tentes.
  • Investir dans un bon cuissard et ne pas sous-estimer l’importance de bien manger, boire et récupérer.

Est-ce qu’on recommande le bikepacking le long du Rhin ?

Pour une première expérience de bikepacking, le Rhin était un excellent choix : un itinéraire plat, facile à adapter et avec suffisamment de villes et villages pour se ravitailler facilement.

On a beaucoup aimé voir les paysages évoluer entre Bâle, l’Alsace, l’Allemagne, les Pays-Bas et la mer du Nord, avant de prolonger l’aventure jusqu’à Amsterdam.

Au final : 1’032 km, une crevaison, 16 nuits sous tente et beaucoup de pâtes et bonbons 😂 Et surtout la confirmation qu’avec un rythme adapté, ce type de voyage est beaucoup plus accessible qu’on ne l’imaginait.

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