Bikepacking : notre liste d’équipement complète après plus de 1000 km
Article mis à jour le 08.10.26
Pour notre première vraie aventure en bikepacking, nous sommes partis de Bâle avec un objectif : suivre le Rhin jusqu’à la mer du Nord, puis continuer jusqu’à Amsterdam.
Pendant un peu plus de deux semaines, nous avons tout transporté sur nos vélos : tente, sacs de couchage, vêtements, cuisine, matériel de réparation, mais aussi tout notre équipement photo et vidéo.
Après plus de 1000 km et 16 nuits sous tente, voici la liste complète du matériel que nous avions avec nous, ce que nous avons vraiment utilisé et ce que nous changerions pour un prochain voyage.
Transparence : une partie du matériel présenté dans cet article nous a été fournie par nos partenaires Price, TST-GPR AG, Snowleader, POC, Sea to Summit, ORTLIEB, Isadore et CooknRun. Nous partageons ici notre retour d’expérience après l’avoir testé pendant plus de 1000 km à vélo. Un grand merci à eux pour leur soutien ☺️
Nos vélos pour le bikepacking
Nous roulions tous les deux avec un Price Allroad 2026.
Pour notre itinéraire le long du Rhin, le gravel était clairement un bon choix. Nous avons roulé environ 60 % sur bitume et 40 % sur gravel et chemins non goudronnés, avec pas mal de portions en forêt pendant les premiers jours.
Nos vélos pour le bikepacking
Par vélo :
- 1 × Price Allroad 2026
- Fourche Gravel/Allroad en carbone
- City Kit
- Pédalier Shimano GRX820 170 mm FC-RX8202, 12 vitesses, 31/48
- Cassette Shimano Ultegra CS-R8101, 12 vitesses, 11-34
- Potence Ritchey New Comp 4-Axis 80 mm
- Guidon Ritchey Comp Butano 40 cm
- Tige de selle Ritchey Comp 27,2 mm / 300 mm
- Selle Prologo Dimension
- Roues Gravel/Trekking UR705 / DT G540 Disc HG
- Pneus Maxxis Reaver 700x40C
Les pneus de 40 mm étaient pour nous un très bon compromis : suffisamment roulants sur les pistes cyclables et le bitume, mais confortables et stables dès que nous passions sur du gravel ou des chemins plus irréguliers.
Et après plus de 1000 km : une seule crevaison pour nos deux vélos.
Casques, cadenas et gourdes
Par vélo, nous avions également :
- 1 × casque POC
- 1 × cadenas pliable AXA Fold Lite C100
- 3 × porte-gourdes
- 2 × gourdes Isadore Bums on Tour
- 1 × gourde Decathlon Softflow 650 ml
Cela nous permettait de transporter environ 1,75 litre d’eau par vélo.
Nous pensions trouver davantage de fontaines d’eau potable le long du Rhin, mais elles étaient finalement assez rares sur notre itinéraire. Pendant les journées les plus chaudes, nous profitions donc d’une pause dans un café pour remplir nos gourdes.
Nos sacoches de bikepacking : 57 litres par vélo
Nous avions exactement la même configuration de sacoches sur chacun de nos vélos.
Par vélo :
- 1 × ORTLIEB Dry-Pack 16 L sur le porte-bagages
- 1 × ORTLIEB Frame-Pack Toptube 3 L
- 1 × ORTLIEB Handlebar-Pack 9 L
- 2 × ORTLIEB Sport-Roller 14,5 L
- 1 × petite sacoche Decathlon fixée au guidon pour les snacks et surtout les bonbons…
Cela représente 57 litres de rangement par vélo, soit 114 litres pour les deux vélos, sans compter les petites sacoches fixées au guidon.
Avoir plusieurs sacoches plutôt qu’un seul gros volume était vraiment pratique pour organiser nos affaires : vêtements, matériel de camping, cuisine, nourriture et électronique avaient chacun leur place.
À l’intérieur, nous utilisions également différents sacs étanches Sea to Summit pour organiser et protéger les vêtements et le matériel électronique.
Notre kit de réparation vélo
Pour les deux vélos, nous avions :
- 2 × chambres à air de rechange
- 1 × kit de rustines
- 1 × pompe
- 1 × multi-tool
- 3 × démonte-pneus
- 1 × lubrifiant pour chaîne
- 1 × chiffon
- Mousquetons
- Colsons
- Scotch
- Quelques petites pièces de rechange
Nous avons heureusement très peu utilisé cette partie de notre équipement puisqu’après plus de 1000 km, nous n’avons eu qu’une seule crevaison.
Mais même sur un itinéraire qui traverse régulièrement des villes et villages, nous ne partirions pas sans le minimum permettant de réparer une crevaison ou de régler un petit problème mécanique.
Quels vêtements prendre pour deux semaines de bikepacking ?
Nous avons essayé de limiter la quantité de vêtements au maximum. Avec des lessives régulières dans les campings, il n’est pas nécessaire d’emporter une tenue différente pour chaque journée.
Par personne, nous avions :
- 2 × t-shirts
- 1 × t-shirt manches longues de sport
- 1 × haut manches longues en mérinos Isadore
- 1 × t-shirt de vélo
- 2 × cuissards de vélo
- 2 × maillots de vélo
- 1 × short de sport
- 1 × legging
- 1 × pantalon de training
- 1 × polaire
- 1 × veste imperméable
- 1 × pantalon de pluie
- 1 × doudoune
- 4 × sous-vêtements
- 3 × paires de chaussettes vélo
- 1 × paire de chaussettes normales
- 1 × tour de cou
- 1 × paire de chaussures de vélo Northwave Corsair 2
- 1 × paire de sandales pour le camping et les douches
- 1 × paire de gants Isadore Autumn/Spring
- 1 × maillot de bain
- 1 × casquette
- 1 × paire de lunettes de soleil
Nos vêtements de vélo :
Audrey alternait entre :
- Isadore Women’s Echelon Aero Bib Shorts
- Northwave Active Woman Bibshort
- Isadore Women’s Echelon Aero Jersey
- Northwave Blade Woman Jersey
Et Benji entre :
- Isadore Alternative Bib Shorts
- Northwave Extreme Rock Bibshort
- Isadore Debut Jersey
- Northwave Blade Jersey
Avoir deux cuissards par personne était vraiment pratique. Nous pouvions en laver un le soir et utiliser le second le lendemain si le premier n’était pas encore complètement sec.
Après plus de 1000 km, le cuissard fait clairement partie des équipements sur lesquels nous éviterions d’économiser.
Nous utilisions également de la crème anti-frottement tous les matins, directement avant d’enfiler le cuissard.
Parmi les vêtements que nous avons très peu utilisés : le haut manches longues de sport et les gants. En revanche, nous étions contents d’avoir une polaire et une doudoune pour les soirées au camping, surtout en remontant vers les Pays-Bas.
Notre matériel de camping
Nous avons passé 16 nuits sous tente et aucune nuit à l’hôtel.
Comme nous devions monter et démonter notre camp pratiquement tous les jours, nous voulions du matériel compact et relativement léger.
Notre tente
Nous avions une Sea to Summit Telos Bikepack pour 2 personnes, accompagnée de son footprint Telos LightFoot.
La version Bikepack est particulièrement adaptée à ce type de voyage, avec un format compact pensé pour être transporté sur un vélo.
Notre matériel de couchage
Pour deux personnes :
- 1 × tente Sea to Summit Telos Bikepack
- 1 × footprint Sea to Summit Telos LightFoot
- 2 × matelas Sea to Summit Ultralight XR Insulated
- 1 × sac de couchage Sea to Summit Spark Women’s
- 1 × sac de couchage Sea to Summit Spark
- 2 × oreillers gonflables Sea to Summit Aeros Down Pillow
- 2 × lampes frontales
Nous sommes partis entre fin août et mi-septembre, avec des températures comprises entre environ 15 et 30°C. Notre matériel de couchage était donc largement suffisant.
Le plus gros problème n’a finalement pas été le froid, mais l’humidité et la rosée le matin. Il nous est arrivé plusieurs fois de devoir ranger une tente encore humide pour reprendre la route.
Notre matériel pour cuisiner
Nous faisions des courses pratiquement tous les jours et cuisinions régulièrement le soir au camping.
Notre cuisine était volontairement simple.
Pour deux personnes :
- 1 × Jetboil MicroMo 0,8 L
- 1 × cartouche de gaz
- 1 × kit Sea to Summit Frontier 5 pièces
- 1 × Sea to Summit Frontier Ultralight Long Spoon
- 1 × Sea to Summit Frontier Ultralight Spork & Knife Set
- 1 × couteau suisse
- 1 × petite éponge
- 1 × produit vaisselle / savon biodégradable
- 1 × briquet
- Quelques sacs Ziplock
- 1 × petit linge
Pas besoin d’une cuisine très élaborée. Nos repas du soir étaient régulièrement composés de pâtes, d’une sauce et d’une salade achetées dans un supermarché quelques kilomètres avant le camping.
Hygiène et trousse de secours
Pour deux personnes :
- 2 × brosses à dents
- 1 × dentifrice
- 1 × savon pour le corps
- 1 × shampoing
- 2 × serviettes Sea to Summit Airlite
- 1 × corde à linge Sea to Summit Lite Line
- 1 × déodorant en crème
- 1 × crème solaire
- 1 × anti-moustique
- 1 × crème anti-frottement
- 1 × coupe-ongles
- 1 × pince à épiler
- Lingettes nettoyantes
- 2 × rasoirs
- 1 × crème pour le visage
- 1 × gel hydroalcoolique
Nous avions également une petite trousse de premiers secours avec :
- Pansements
- Désinfectant
- Pansements pour ampoules
- DAFALGAN / paracétamol
- Ibuprofène
- Bonbons pour la gorge
- Quelques médicaments de base
Deux produits ont été particulièrement importants pendant le voyage : la crème anti-frottement et l’anti-moustique.
Notre matériel photo et électronique
C’est clairement la catégorie dans laquelle notre liste est moins minimaliste qu’un setup classique de bikepacking.
Comme nous produisions du contenu pendant le voyage, nous avions besoin de transporter tout notre matériel photo, vidéo et informatique.
Pour nous deux :
- 1 × Sony A7C II
- 2 × objectifs
- 2 × batteries Sony
- 3 × cartes SD
- 1 × SSD
- 1 × chargeur de batteries
- 1 × drone
- 1 × batterie drone
- 1 × jeu de filtres ND
- 1 × trépied
- 1 × Insta360
- 1 × micro DJI
- 2 × smartphones
- 1 × ordinateur portable + chargeur
- 1 × Garmin Edge
- 1 × montre Garmin
- 2 × écouteurs
- Câbles de recharge
- 1 × adaptateur universel
- 1 × adaptateur électrique pour camping
- 1 × batterie externe
- 1 × chargeur secteur multiports
- 1 × panneau solaire Sunslice 12 W avec batterie externe 10000 mAh
Le matériel électronique demandait un peu d’organisation, surtout parce que nous n’avions aucune prise électrique directement à côté de notre tente dans environ 80 % des campings.
Une batterie externe et un chargeur multiports nous semblent donc indispensables pour ce type de voyage.
Nous avions également un panneau solaire Sunslice pour disposer d’une solution supplémentaire lorsque nous ne pouvions pas facilement accéder à une prise.
Si nous devions alléger notre matériel photo, nous laisserions probablement notre deuxième objectif à la maison. Nous l’avons très peu utilisé.
Ce que nous mangions pendant la journée
Nous n’emportions jamais plusieurs jours de nourriture puisque notre itinéraire traversait régulièrement des villes et villages.
Nous avions néanmoins toujours quelques réserves dans nos sacoches :
- Barres protéinées CooknRun chocolat & cacahuètes
- Barres énergétiques CooknRun beurre de cacahuètes, avoine & chocolat
- Noix et fruits secs
- Bonbons
- Thé
- Café soluble bio Bivouac CooknRun
- Sel
- Sucre
- Aromat
- Électrolytes
- Granola noisettes & chocolat CooknRun
- Porridge chocolat & noisettes CooknRun
Les barres étaient particulièrement pratiques pendant la journée : faciles à garder dans la petite sacoche fixée au guidon et accessibles rapidement pendant une pause.
Pour le petit-déjeuner, nous alternions entre porridge, granola, barres et quelque chose acheté au supermarché ou à la boulangerie.
Comment nous organisions nos sacoches
Pour éviter d’avoir toutes nos affaires en vrac, nous utilisions différents sacs étanches Sea to Summit :
Cela nous permettait de séparer les vêtements du matériel électronique, mais surtout de retrouver rapidement nos affaires.
Notre règle était simple : toujours ranger les mêmes choses au même endroit.
Après quelques jours, nous savions exactement dans quelle sacoche chercher quelque chose et monter ou démonter le camp devenait beaucoup plus rapide.
Avec 57 litres disponibles par vélo, nous avions largement assez de place pour transporter notre matériel de camping et tout notre équipement photo et vidéo.
Sans ordinateur, appareil photo, drone et matériel de création de contenu, il serait facilement possible de voyager avec beaucoup moins.
Les petits indispensables à ne pas oublier
En plus du matériel principal, nous avions :
- Porte-monnaie
- Cash
- Cartes d’identité
- Cartes d’assurance
- Documents importants
- Boules Quies
Et oui : les boules Quies font vraiment partie de nos indispensables.
Après plus de deux semaines en camping, entre les voisins, les routes, les animaux et les différents bruits pendant la nuit, nous ne repartirions plus sans.
Ce que nous changerions après plus de 1000 km
Finalement, assez peu de choses.
Nous avions emporté quelques équipements que nous avons très peu utilisés :
- notre deuxième objectif photo ;
- le filtre à eau ;
- le haut manches longues de sport ;
- les gants de vélo.
À l’inverse, il y a plusieurs choses avec lesquelles nous repartirions sans hésiter :
- deux bons cuissards par personne ;
- de la crème anti-frottement ;
- une polaire et une doudoune pour les soirées ;
- une veste et un pantalon réellement imperméables ;
- une batterie externe ;
- un adaptateur électrique de camping ;
- de l’anti-moustique ;
- des sacs étanches pour organiser et protéger les affaires ;
- des boules Quies.
Combien pesaient nos vélos une fois chargés ?
Juste avant de partir, nous avons pesé nos vélos entièrement chargés :
- 28 kg pour le vélo d’Audrey
- 32 kg pour le vélo de Benji
Ce poids comprend le vélo, toutes les sacoches et leur contenu, notre matériel de camping, nos vêtements, le matériel photo et électronique ainsi qu’un petit stock de nourriture. En revanche, les gourdes étaient vides : l’eau n’est donc pas comprise dans ces 28 et 32 kg.
Benji transportait un peu plus de poids, notamment à cause d’une partie du matériel photo et électronique.
Pour les sacoches, 57 litres par vélo nous ont semblé être un très bon volume pour deux semaines en camping avec du matériel photo et vidéo.
Si vous partez sans ordinateur, appareil photo, drone et tout le matériel nécessaire à la création de contenu, vous pourrez évidemment voyager beaucoup plus léger.
Après plus de 1000 km, le principal enseignement est surtout qu’il n’est pas nécessaire d’emporter énormément de choses. Le plus important est d’avoir du matériel adapté, de bien organiser ses sacoches et de trouver le bon équilibre entre poids, confort et autonomie.
De notre côté, après plus de deux semaines sur la route et 16 nuits sous tente, il ne nous a finalement rien manqué d’essentiel.
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